👉 Résumé de l’article : Le Jeep Renegade 2.0 MultiJet 140 est un diesel robuste, coupleux et bien adapté à la transmission intégrale. Je surveille surtout l’embrayage sur la version manuelle, la boîte automatique à neuf rapports, le FAP et l’entretien du système 4×4. Cette motorisation reste cohérente pour la route, la montagne ou le remorquage, mais peu rationnelle pour de courts trajets urbains.
Sommaire de l'article
ToggleLe moteur 2.0 MultiJet 140 est-il fiable ?
Le bloc 2.0 MultiJet 140 présente une fiabilité globalement rassurante lorsqu’il reçoit des vidanges régulières et roule suffisamment longtemps pour préserver son système de dépollution. Les retours disponibles font davantage ressortir des problèmes d’embrayage ou de transmission que des casses moteur répétées.
| Élément | Mon avis | À surveiller |
| Bloc moteur | plutôt robuste | vidanges régulières |
| Embrayage BVM6 | point sensible | patinage, vibrations |
| BVA9 | à contrôler | à-coups, hésitations |
| FAP et EGR | liés à l’usage | petits trajets |
| Système 4×4 | efficace mais coûteux | PTU, différentiel |
Avec ses 350 Nm de couple, ce moteur déplace facilement le Renegade et reste adapté aux longs parcours. Il supporte mieux le poids du système 4×4 que les petites motorisations, tout en offrant des reprises confortables sur route et en montagne.
Je ne le classe pas automatiquement parmi les moteurs du Jeep Renegade à éviter. Je privilégie malgré tout un véhicule avec une distribution documentée, des vidanges suivies et un historique montrant un usage principalement routier.
La version manuelle reste plus simple, mais son embrayage et son volant moteur doivent être contrôlés. La BVA9 apporte davantage de confort, avec un risque financier supérieur si elle cogne, hésite ou reste bloquée sur un rapport.
Quels problèmes faut-il surveiller avant l’achat ?
Les principaux risques concernent l’embrayage, la boîte automatique et la transmission intégrale. Le FAP et la vanne EGR peuvent aussi s’encrasser lorsque le Renegade effectue surtout des trajets courts.
Les symptômes à repérer sont :
- embrayage qui patine ou pédale anormalement dure ;
- vibrations ou claquements au démarrage ;
- BVA9 lente, hésitante ou brutale ;
- voyant moteur, transmission ou système 4×4 ;
- perte de puissance ou mode dégradé ;
- fuite sous la boîte, le PTU ou le différentiel ;
- régénérations fréquentes du FAP.
Sur la boîte manuelle, un régime qui monte sans accélération nette annonce souvent un embrayage fatigué. Des vibrations au démarrage ou à l’arrêt peuvent également venir du volant moteur. Ces réparations peuvent rapidement alourdir le coût d’un exemplaire pourtant bien présenté.
La BVA9 doit être essayée à froid puis après plusieurs kilomètres. Les passages de rapports doivent rester propres, sans choc marqué ni délai inhabituel avant d’avancer. Une légère hésitation ponctuelle n’annonce pas toujours une panne, mais des secousses répétées demandent un diagnostic.
Sur le système 4×4, je recherche des claquements, des vibrations et des bruits de roulement pendant les manœuvres serrées. Les quatre pneus doivent aussi présenter des dimensions, des marques et des niveaux d’usure proches afin de ne pas créer de contraintes inutiles dans la transmission.
Un voyant moteur peut venir du FAP, de l’EGR, de l’injection ou d’un capteur. Le guide sur les voyants du tableau de bord du Jeep Renegade permet d’évaluer le niveau d’urgence avant le diagnostic.
💡 Conseil de pro : je réalise plusieurs braquages serrés à faible vitesse sur un sol plat. Des claquements, vibrations ou résistances inhabituelles peuvent révéler un problème de transmission ou des pneus mal appairés.
Le système 4×4 est-il réellement utile ?
Le système Active Drive apporte un vrai gain sur neige, route humide et chemins. Avec 350 Nm de couple, le 2.0 MultiJet 140 exploite mieux la transmission intégrale que les petits moteurs du Renegade, notamment en montagne ou avec une remorque.
| Usage | Mon avis |
| Route humide | rassurant |
| Neige | très utile avec de bons pneus |
| Chemins | réellement capable |
| Ville | poids et consommation inutiles |
| Remorquage | mieux adapté que le 1.6 |
La version manuelle peut tracter jusqu’à 1 500 kg freinés selon sa configuration. Le 4×4 reste donc cohérent pour les chemins, les régions enneigées ou le remorquage. En ville, il ajoute surtout du poids, des pièces à entretenir et une consommation plus élevée.
Pour un conducteur roulant principalement sur route sans besoin de transmission intégrale, le moteur 1.6 MultiJet 120 du Jeep Renegade reste plus sobre et moins complexe. Le 2.0 se justifie surtout lorsque ses capacités supplémentaires seront réellement utilisées.
🎥 Pour mieux découvrir le Jeep Renegade 2.0 MultiJet 140 4×4, cette vidéo complète l’article avec une présentation concrète de la version. Elle permet d’observer son comportement, son agrément et l’intérêt de la transmission intégrale au quotidien.

Kilométrage, distribution et entretien
Le 2.0 MultiJet utilise une courroie de distribution. Je retiens un remplacement à 120 000 km ou six ans en usage normal, avec une échéance pouvant descendre à 60 000 km ou quatre ans lorsque le véhicule subit des conditions sévères.
| Kilométrage | Contrôle prioritaire |
| Moins de 80 000 km | usage et entretien |
| 80 000 à 120 000 km | embrayage, distribution |
| 120 000 à 180 000 km | FAP, EGR, transmission |
| Plus de 180 000 km | factures complètes |
Avant l’achat, je demande la facture du kit de distribution, la date, le kilométrage et le remplacement éventuel de la pompe à eau. Je vérifie aussi le suivi de la boîte, du PTU et du différentiel arrière, car une courroie récente ne garantit pas que toute la transmission a été entretenue.
Dépasser 200 000 km reste réaliste sur un exemplaire routier bien suivi. Le coût d’une boîte, d’un embrayage ou du système 4×4 peut pourtant dépasser celui d’une intervention courante sur le moteur. L’historique complet compte donc davantage que le compteur seul.
Consommation et avis sur le 2.0 MultiJet 140
La consommation réelle tourne généralement autour de 6,5 à 7,5 l/100 km sur route ou autoroute. Elle se situe plutôt entre 7 et 8,5 l/100 km en usage mixte et peut dépasser 9 l/100 km en ville.
Je recommande le 2.0 MultiJet 140 aux conducteurs qui ont besoin du 4×4, du couple ou du remorquage. Pour des trajets routiers classiques, le 1.6 MultiJet 120 reste plus économique et plus rationnel.
Je renoncerais à l’achat en présence de :
- embrayage qui patine ou fortes vibrations ;
- BVA9 qui cogne ou hésite fortement ;
- voyant 4×4 ou transmission ;
- fuite sous la boîte, le PTU ou le différentiel ;
- pneus de marques ou d’usures très différentes ;
- distribution sans facture ;
- historique presque exclusivement urbain.
Le 2.0 MultiJet 140 reste un bon moteur, mais il faut acheter l’ensemble du véhicule, pas seulement le bloc diesel. Une transmission silencieuse, quatre pneus correctement appairés et un entretien documenté sont indispensables pour limiter les mauvaises surprises.
FAQ sur le Jeep Renegade 2.0 MultiJet 140
Elle peut fonctionner correctement, mais elle doit être essayée à froid puis à chaud. Des chocs, des hésitations répétées ou un rapport bloqué justifient un diagnostic avant l’achat.
Le 2.0 MultiJet utilise une courroie de distribution. Je demande une facture précise et je vérifie l’échéance correspondant au millésime du véhicule.
Oui. Le PTU, le différentiel arrière, la boîte et l’état des quatre pneus doivent être contrôlés. Des pneus très différents en usure ou en dimensions peuvent créer des contraintes dans la transmission.
Le 1.6 MultiJet convient mieux aux gros rouleurs qui n’ont pas besoin du 4×4. Le 2.0 MultiJet est plus adapté à la montagne, aux chemins, à la neige et au remorquage.
Oui, avec un entretien régulier et un usage principalement routier. À ce kilométrage, l’état de la transmission, du FAP et de l’embrayage compte autant que celui du moteur.

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